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    Depuis des mois, un tueur en série sévit en ville. Déjà quatre victimes à son actif sans que les autorités aient le moindre petit indice qui leurs permettraient d'arriver jusqu'au tueur.

    Bridget, jeune journaliste à CNN se passionne pour cette affaire depuis le tout premier meurtre...

     

     


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  • Fatale attirance - 1

    Une jeune femme, qui ne devait pas dépasée les 25 printemps, leva le nez de la revue qu'elle était en train de parcourir. Elle posa un regard empreint d'ennui sur la télévision en fonctionnement. Non qu'elle la regardât, mais elle aimait le doux ronron qui cassait le silence pesant du petit appartement qu'elle partageait avec sa meilleure amie. Ce soir, elle était seule, comme cela lui arrivait souvent ses derniers temps.

    Le programme qui était diffusé, une de ces émission soporifique sur la politique, fut brusquement interrompue et le visage de la présentatrice du journal, Amanda Robert, vint envahir l'écran.

     

    Fatale attirance - 1

     

    " Mesdames et Messieurs bonsoir, je tiens à m'excuser pour l'interruption momentané de vos programmes habituels. Mais une dépêche vient de nous parvenir, le corps inanimé d'un individu de sexe féminin semble-t-il vient d'être découvert dans la soirée... Nous n'avons pas encore beaucoup de renseignement sur l'identité de la victime. Mais sans plus attendre, allons rejoindre Bridget Davis, notre envoyé spéciale qui se trouve déjà sur les lieux ..."

     

    Fatale attirance - 1

     

    - Bonsoir Bridget, vous êtes à l'antenne. Que pouvez-vous nous apprendre sur la victime ?Lui demanda la présentatrice vedette du 20 heures de CNN.

    -Bonsoir Amanda, hélas, pas grand-chose. Comme vous pouvez le constater, la police à dresser une barrière de sécurité juste derrière moi et se refuse pour l'instant au moindre commentaire.

     

    Fatale attirance - 1

     

    Ce que je peux vous dire c'est que la victime est sans nul doute une femme de race blanche d'âge pour l'instant indéterminé. C'est un riverain qui a découvert le corps en allant déposer ses ordures dans les bennes qui se trouvent au fond de cette ruelle. Il a immédiatement appelé la police qui est arrivée sur les lieux dix minutes plus tard pour immédiatement boucler le périmètre. Le médecin légiste, n'est pas encore arrivé sur les lieux. Pour l'instant la victime n'a pas été bougée et ne le sera pas temps que les expert médico-légaux n'auront pas relevés toutes les traces et indices qui pourraient aider à comprendre ce qu'il s'est exactement passer ici..Déclara Bridget d'une voix claire et sûr d'elle.

    - Tous ces faits laisse supposer qu'il s'agit là d'un homicide ? Pensez-vous que ça soit le corps de la jeune femme Ludmilla Marino. Portée disparue il y a plus de trois mois et supposé victime du tueur en série surnommé l'égorgeur ? Il s'agirait là de sa quatrième victime...

    - Comme je vous l'ai dit, les autorités s'étant refusées à tout commentaire nous ne pouvons pour l'instant que faire des suppositions. Mais en effet il semble certains que nous ayons là affaire à un homicide.

    - Je vous remercie pour ses éclaircissement Bridget. Nous reviendrons vers vous si de nouveaux fait venaient à se faire connaître.

    Fatale attirance - 1

    La présentatrice réapparut à l'écran et reprit d'une voix calme mais, empreint de respect dû aux circonstances.

    - Voilà tout ce que nous pouvions vous apprendre ce soir. Les circonstances de ce terrible fait-divers seront sans doute éclaircie dans les prochaines heures. Nous ne manqueront pas évidemment de vous en faire part. Restez sur CNN la chaîne n°1 de l'information. A présent vos programmes vont reprendre leurs cours habituel. Je vous remercie et bonne fin de soirée à tous.


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  • Fatale attirance - 2

     

    Peu de temps après la fin du direct la police avaient gentiment, mais fermement invité Bridget et son cameraman à vider les lieux. La dernière chose qu'ils désiraient,  c'était de voir une journaliste fouiner dans leurs pattes. Le médecin légiste ainsi que l'équipe de police scientifique venaient d'arriver et les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer. Elle était donc venue s'installer sur un banc. Restant tout de même à proximité, ne voulant pas trop s'éloigner et risquer de passer à côté d'un scoop, LE scoop ! Benji son cameraman et par la même occasion, meilleur ami, c'était absenter quelques instants pour aller ranger le matériel vidéo dans leur fourgon. Le live étant fini, ils pourraient se contenter d'un simple caméscope HD pour les prises de vues.

    Le manque de nicotine ayant commencé à se faire sentir elle alluma une Marlboro et inspira avec un plaisir évident sa première taf. Elle ferma les yeux pour apprécier encore plus la sensation de la fumée envahissant le moindre recoin de ses poumons, bloqua un moment sa respiration puis expira. Une légère sensation d'étourdissement arriva jusqu'à son cerveau, effet du manque. Tous les jours, elle se disait que cette cigarette serait la dernière et tous les jours elle craquait irrémédiablement. De nature anxieuse, elle avait l'impression que ce petit bout de cancer en puissance l'aider à tenir le coup face à sa vie et surtout à son métier ou le stress et la concurrence était omniprésente. Aujourd'hui elle avait presque tenue une journée entière, mais la montée d'adrénaline ressentit lors de cette dernière demi-heure avait fait voler en éclat sa belle motivation.

    Son esprit revint vagabonder vers la découverte de la victime. Elle imagina cette jeune femme gisant là sur le bitume glacé, nue, baignant dans son sang et pour seule compagnie les immondices des habitants du quartier. Elle ne put réprimer un frémissement qui s'engouffra dans tous les pores de sa peau.

    Fatale attirance - 2

    De retour, benjamin surnommé Benji par tous ses amis vint s'installer aux côtés de son amie. Ils restèrent tout deux silencieux quelques secondes, le jeune homme tapant ses cuisses aux rythme du dernier tube à la mode. Il brisa le silence avec un petit ricanement. Bridget tourna vers lui un regard interrogatif.

    - Heureuse de voir que cette situation amuse au moins quelqu'un ! Tu peux sans doute me faire partager ton allégresse, je ne refuserais pas de rigoler un bon coup. Demanda Bridget d'une voix lasse, la fatigue commençait à se faire sentir.

    - J'étais seulement en train de me demander comme tu peux bien te débrouiller pour être à chaque fois la première sur un scoop. Regarde les autres télé ne sont même pas encore sur place...

    C'était vrai, Bridget et lui étaient pour l'instant le seul médias sur place. Il faut dire que la jeune femme n'avait pas perdu de temps. Dès que sa « source » lui avait téléphonée, elle n'avait fait ni une ni deux et avait sauté dans sa voiture pour venir immédiatement aux nouvelles. C'est du véhicule qu'elle avait appelée Benji pour qu'il vienne avec tout le matériel. Il ne c'était à peine écoulé plus d'une demi-heure entre le coup de téléphone est maintenant. Tout était allé très vite. En vérité, ses déclarations lors du live ne venait pas de la police qui pour l'instant ne lui avait pas encore adressée la parole hormis pour l'inciter à dégager. Non, c'était sa source qui lui avait relater dans les moindres détails le coup de téléphone passer par le témoin affolé qui avait découvert le corps.

    Fatale attirance - 2

    - Pas bien compliquer, il suffit d'avoir une bonne source. La mienne bosse au standard téléphonique du 911... Un peu de cash pour arrondir ses fins de mois et je peux te dire qu'elle ne fait pas de manière pour m'avertir lors d'évènements sortant un peu de l'ordinaire. Je lui ai demandé de m'avertir immédiatement pour tous les meurtres ou cadavres découvert. ..

    - Tu penses que c'est Ludmilla Marino ? Lui demanda Benji

    - Je n'en sais rien, mais je l'espère de tout mon coeur...

    En entendant cela, on pourrait croire que Bridget était une femme froide et dénuée de sensibilité pour parler de cette manière d'une disparue. Mais c'était le métier qui voulait ça, comme un policier menant son enquête, le métier de journalisme était dur et encore plus le journalisme d'investigation. Elle ne pouvait se permettre d'éprouver de la douleur pour chaque personne décédée ou disparue. Bien sûr c'était triste, elle en éprouvait même de la compassion, mais elle, ce qui la passionnait au plus au point c'est de découvrir qui se cachait derrière ce meurtrier. Qui cela pouvait être, qu'elle genre de personnalité pouvait kidnapper et garder pendant des semaines sa victime captive pour décider un jour de mettre un terme à cette situation en l'assassinant.

    Les fréquences des enlèvements, s'espacer de plus en plus. La première victime avait été exécutée au bout d'une semaine. La seconde un mois, la troisième quelques semaines supplémentaires, mais pour celle là, il s'était déjà passé plus de trois mois, au point que l'on commençait à croire que le tueur avait cessé ses macabres exécutions.

    Bridget travailler sur cette affaire depuis le tout premier meurtre. Cela faisait un an que la première victime avait été découverte, elle réalisa d'un coup que c'était exactement aujourd'hui jours pour jours. Etait-ce cela qui l'avait décidé de passer à l'acte ? Pour fêter ce premier anniversaire ? Mais Bridget refusa de pousser plus loin pour l'instant ses conjectures. Il fallait attendre les résultats de l'autopsie qui serait sans doute réalisée le lendemain matin pour confirmer l'identité de la victime ainsi que les causes du décès. Elle mourrait d'envie de savoir ce que les inspecteurs avaient découvert là-bas, dans cette ruelle sombres. La victime avait-elle été égorgée ? En ce cas il serait presque certain que c'était une victime du tueur, toutes ses victimes avaient été retrouvées la gorge tranchée et gisant nue dans un de ses multiple quartier mal famé de Chicago.

    Fatale attirance - 2

    Le silence de la nuit fut dérangé par la voix forte et autoritaire d'un des ambulancier qui houspillait un de ses collègue pour qu'il s'active un peu plus. Apparemment les choses commençait à bouger un peu, le corps allait être déplacé. Bridget pensa que la police ne devait pas tellement avoir envie de s'éterniser ici, au moins enlever le corps avant que toutes les télés des environ débarque ici. La présence de Bridget avait sonné le glas sur l'idée de traiter cette affaire en toute discrétion.

    - Allons voir ça de plus prêt s'exclama Bridget retrouvant d'un coup un regain d'énergie. Elle se leva rapidement et jeta son mégot au loin. Ils se précipitèrent tout deux vers les barrières de sécurités et virent en effet que la victime était en train d'être embarquée dans une ambulance.

     

    à suivre...


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  • Au même instant dans l'appartement entrevue un peu plus tôt.

     

    Le flash info terminé, la jeune femme blonde platine, prénomée Sumer, attrapa la télécommande posée sur la table basse et éteignit le poste de télévision.

    - Assez de bonnes nouvelles pour ce soir lança-t-elle sarcastique.

    Elle imaginait assez bien l'état émotionnel dans lequel devait se trouver son amie. Bridget vivait, mangeait, dormait, respirait pour son boulot. Pour elle, rien ne comptait plus que son job, au point d'en oublier quelquefois qu'il y avait des gens qui s'inquiétaient pour elle. Sans ce numéro spéciale, Sumer serait encore en train d'attendre son amie.

    Sumer l'enviait, de se passionner comme ça pour son boulot. Trouerait-elle un jour un travail qui lui donne envie de se réveiller le matin ? Elle en doutait, à déjà 25 ans, elle enchaînait les petits boulots sans vraiment beaucoup d'entrain. Elle bossait pour subvenir à ses besoins c'était tout. Et encore, rarement se finissait les fins de mois sans que ses finances soient plongées dans le rouge.

    De sa vie elle n'aurait pu se payer un appartement comme celui dans lequel vivaient les deux jeunes femmes et de surcroît dans un des quartiers les plus chers de Chicago. Meublés avec soins et goût, cet appartement en duplex, sans être immense était l'une des habitations la plus chic où elle n'ait jamais vécue. Il n'y avait que deux chambres mais, les pièces étaient vaste et éclairer par de grandes baies vitrées qui laissaient passer allègrement la lumière du jour. Situé au vingt-deuxième étage d'une tour en comptant quarante trois, le panorama depuis la terrasse était extraordinaire, avec une vue d'ensemble sur toute la ville.

    Journaliste d'investigation, Bridget pouvait se permettre de vivre dans les beaux quartiers et même cela était presque une obligation pour elle. Passant à la télévision et donc personnage publics elle ne pouvait se permettre de vivre comme le commun des mortels. Au risque de mettre en danger sa sécurité. Ce bâtiment, ultra sécuriser avec une équipe de gardiennage à résidence nuits et jours,  était un de ces lieux spécialement construit pour les peoples et gens de la haute-société qui désiraient vivre en paix et surtout ne pas être importuné constamment par des curieux ou colporteur de toutes espèces. Oui, ces gens-là étaient persona non grata dans la résidence. Même Sumer, alors qu'elle y vivait depuis plus de quatre mois et demi avait encore l'impression à chaque fois qu'elle passait les portes de l'immense building d'être passé aux rayons X par les vigiles.

    Arrivant à peine à joindre les deux bouts dans cette période de crise, son amie lui avait proposée de venir vivre avec elle il y a quelques mois. Déjà en retard de deux mois de loyers elle avait été « invité » à vider les lieux du studio minable de seize m² qu'elle louait dans un quartier du North side, une de ses zones les plus sensible de Chicago.

    Un bâillement lui échappa alors, sentant le sommeil venir mais ne voulant pas monter se coucher avant le retour de son amie, elle s'allongeat sur le sofa moelleux.

    A peine eut elle commencée à s'assoupir que la sonnerie du téléphone murale retentit dans l'appartement.

     


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  • La blonde sursauta à cette intrusion agressive de son sommeil puis se leva pour aller répondre sans se presser plus que de mesure.

    Mais elle regretta aussitôt d'avoir décroché ce satané combiné. Elle leva les yeux au plafond déjà exaspérée, les coups de téléphone de sa mère ne présageaient jamais rien de bon.

    -Sumer c'est toi? Demanda sa mère d'une voix forte et où perçait une pointe de colère.

    - Oui Maman c'est moi. Tu as vu l'heure ? Tu devrais dormir... Commença-t-elle d'une voix calme essayant de masquer sont exaspération.

    - Dormir ? Mais comment veux-tu dormir dans ce lieu horrible où tu m'as enfermer ? Il n'y a que des fous, oh fille indigne que tu es mais qu'ai-je fait au bon dieu pour mériter ça... Commenta à se lamenter sa mère.

    Sumer serra les dents. Et voilà c'était repartit une fois de plus, apparemment ce coup ci-elle se rappelle qu'elle a une fille au moins...

     

    - Maman, c'est pour ton bien que je fais ça. Ta maladie nécessite des soins et de ...

    Mais elle fut immédiatement coupée par sa mère. Elle savait exactement ce qui allait suivre, c'était comme un film rediffusé x fois, elle connaissait le scénario par coeur. Ce coup de téléphone elle ne comptait plus les fois où sa mère le lui avait passé, mais, pour cette dernière c'est comme si c'était le premier, elle ne s'en rappelait tout simplement pas. Maladie d'Alzheimer. Le verdict était tombé il y a de cela trois ans. Et depuis, la vie de Sumer n'avait été qu'une succession d'embûches et de coup du sort.

    Au début les absences de sa mère n'était que bénigne, elle oubliait où elle avait rangé ses clés, un livre, le rôti mis à cuir au four... Mais petit à petit, ses absences était de plus en plus fréquente et jusqu'à devenir même dangereuse pour sa sécurité et celle de sa famille. La jeune femme ne comptait plus les fois où elle avait dû appeler la police affolée, car sa mère, décidant sur un coup de tête d'aller faire une course ou simplement une promenade s'était perdue dans la grande ville jusqu'à oublier son nom et son adresse. Quand son père était là, ils pouvaient s'entre-aider mutuellement, se soutenir. Mais comme un malheur ne venant jamais seul, son père adoré avait déclaré un cancer l'année qui avait suivi.

     

    - Ramène moi à la maison et dit à ton père de ramener ses fesses aussi, il va m'entendre ! Cracha sa mère dans le téléphone de plus en plus hors d'elle.

    - Maman...

    La jeune femme, épuisée nerveusement ne savait plus quoi faire pour essayer de la calmer. Elle commença à faire les cent pas dans l'appartement, signe de nervosité chez elle. Mais que faisaient les aides-soignants ? Elle payait assez cher le séjour de sa mère dans cet institut pour qu'ils ne laissent pas les patients utiliser le téléphone au beau milieu de la nuit. Elle avait fait enlever celui de la chambre de sa mère voici quelques mois, ne supportant plus les appels quasi hebdomadaire de celle-ci la suppliant de venir la chercher. Et cerise sur le gâteau, voilà que maintenant elle parlait de son père, en pleine confusion, sa mère nageait entre passé et futur. Son époux était décédé il y a huit mois.

    Lorsque son père avait déclaré son cancer, le seul appuis de Sumer c'était envolé. Enfant adopté, elle était fille unique et c'était retrouvé à devoir tout assumer. Rapidement, son père avait dû cesser de travailler, trop affaiblit. Il tenait une petite confiserie dans le centre, Sumer avait bien essayée de continuer la gérance mais, entre les séances de chimiothérapie de son père, les absences de plus en plus fréquente de sa mère... Le commerce, plus souvent fermé qu'ouvert avait vite fait faillite. Obligé de vendre le fond de commerce pour une bouché de pains la famille c'était vite trouvé sans renter d'argent et des économies qui fondaient à vue d'oeil.

    Voulant abréger ce coup de fil au plus vite, Sumer ignora cette dernière remarque.

     

    - Maman, rappelle toi, j'ai dû vendre la maison...

    Les factures s'amoncelant de plus en plus, Sumer était prise par la gorge. Le coup final avait été l'hospitalisation de son père en stade terminal. L'assurance maladie ne couvrant pas tous les frais, elle avait dû se résoudre à vendre leur chére maison. Elle s'était donc résolue à placer sa mère dans une clinique spécialisée, ne pouvant plus se loger toutes les deux et surtout, soyons honnêtes, le jeune femme était à bout. Elle n'arrivait plus à assumer sa mère toute seule. Tant que son père avait été présent pour la soutenir elle trouvait encore le courage de tenir lorsque sa mère de sa voix innocente lui demander son prénom, lorsque sa mère ne se souvenait plus de l'existence de sa propre fille... Oh, cela n'était que passager, mais quel mal cela pouvait faire d'entendre sa propre mère s'adresser à elle comme à une étrangère.

    A l'autre bout du fil elle entendit des protestations, des cris, des insultes que jamais elle n'aurait crue sa mère capable d'en proférer puis une voix masculine

    - Allo, qui est à l'appareil ?

    - C'est Mademoiselle Rives, déclara Sumer plus que soulagé de cette interruption. Les coups de téléphone remuait trop d'anciens souvenirs et après cela elle mettait plusieurs jours pour s'en remettre.

    - Je suis désolé, je ne l'ai pas vu passer lorsqu'elle est sortie de sa chambre.

    - Les frais d'hospitalisation dans votre clinique je pense sont assez onéreux pour que je puisse avoir l'esprit serein en sachant que ma mère est correctement surveillée Monsieur. Assena Sumer d'une voix sèche. Il fallait qu'elle décharge sa colère sur quelqu'un.

    - Désolé... répéta l'employé d'un air penaud.

    - Que cela ne se reproduise plus! Au revoir, elle raccrocha le combiné vivement, bouillonnant intérieurement sans même attendre la réponse de l'aide-soignant.


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